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“Foot et monde arabe” : entre passion, émotion et politique…

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  • March 25, 2020
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“Dans le monde arabe, le football ne peut être résumé à une victoire ou une équipe. Il est multiple, riche d’histoires humaines, de joueurs de légendes, de moments historiques et d’émotions”, peut-on lire à l’entrée de l’exposition de l’IMA. On ne saurait mieux dire. Le foot, sport mondialisé par excellence, appartient aussi aux pays arabes qui l'”ont façonné (…) à leur image: passionné, engagé et talentueux”.L’histoire de ce sport dans ces régions a commencé très tôt au XXe siècle. Notamment avec le joueur Larbi Ben Barek, né en 1914 et mort (dans l’oubli) à Casablanca en 1992. Un joueur, dont le grand Pelé lui-même disait : “Si je suis le roi du football, alors Ben Barek en est le dieu.” Il “fut une star de l’équipe de France entre 1938 et 1954”, se souvient Libération. Aujourd’hui encore, il détient le record de longévité en sélection tricolore, pour un joueur. Homme à la peau noire, il fut “souvent la cible de propos racistes” dans une France coloniale, précise le cartel de l’exposition qui lui est consacré.

Labi Ben Bareck à l’entraînement en 1958. Photo présentée dans l’exposition “Foot et monde arabe” à l’Institut du monde arabe à Paris. (LEGROS ROBERT / PRESSE SPORTS)

Guerre de libération en AlgérieDans les années 1950, le foot s’inscrit en Algérie dans la guerre de libération. En 1958, à quelques semaines de la Coupe du monde en Suède, dix joueurs professionnels algériens quittent clandestinement la France pour gagner la Suisse et “constituer l’équipe du Front de libération nationale (FLN)”. Et au-delà, la première équipe nationale du pays indépendant.A côté du symbole politique, l’affaire est un tremblement de terre pour le monde du ballon rond hexagonal. Car ces hommes figurent parmi les “meilleurs joueurs algériens opérant en France”, observe un article de Miroir-Sprint reproduit sur un panneau de l’exposition. “Les raisons de leur décision ont été très nettement exposées par (la réponse de l’un des joueurs concernés, Mustapha) Zitouni à un confrère parisien (…) : ‘Si ton pays était en guerre et t’appelait, qu’est-ce que tu ferais ?’ Il ne nous appartient évidemment pas de les juger dans ces colonnes, mais seulement d’exposer les faits, de les expliquer”, ajoute l’hebdomadaire sportif. Et de préciser : les dirigeants des clubs concernés “ont déjà évalué la perte probable du capital-transfert représenté par des éléments dûment cotés à la Bourse du professionnalisme”… En clair, une très grosse perte.

Enfants jouant au football dans les rues de Chefchaouen (nord du Maroc). Photo présentée dans l’exposition “Foot et monde arabe” à l’Institut du monde arabe à Paris. (Joseph Ouechen)

10 avril-1 juillet 2019, à l’Institut du monde arabe (IMA),
1, rue des Fossés-Saint-Bernard, Place Mohammed-V, 75005 Paris


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