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Non-lieu pour Bob Dylan, accusé de « provocation à la haine »

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  • February 22, 2020
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Mardi, la justice française a prononcé un non-lieu pour Bob Dylan, accusé d’injure par une association croate. Le chanteur américain était notamment poursuivi pour provocation à la haine.

Bonne nouvelle pour Bob Dylan. Mardi, la justice a rendu son verdict : le chanteur ne sera pas condamné pour ses propos déplacés sur le peuple croate. La décision a été annoncée à l’AFP par Me Thierry Marembert, l’avocat du mythique chanteur américain. En novembre dernier, la star – qui avait reçu la Légion d’honneur de la part d’Aurélie Filippetti – avait été mis en examen à Paris après une plainte avec constitution de partie civile du Conseil représentatif de la communauté et des institutions croates de France (CRICCF). Pour cette organisation, Bob Dylan s’était rendu coupable de «complicité d’injures publiques» et «de provocation à la haine» après une interview accordée au magazine Rolling Stone, en octobre 2012.

Dans cet entretien, l’artiste américain avait répondu à une question portant sur la guerre de Sécession et sur sa vision des États-Unis aujourd’hui. «Ce pays est trop obsédé par la couleur de peau. Je pense que les Noirs savent que certains blancs n’auraient jamais abandonné l’esclavage et que si on les avait laissés faire, ils seraient encore aujourd’hui sous leur joug. Ils ne peuvent pas prétendre ne pas le savoir, avait expliqué l’interprète de Like a Rolling Stone. Si vous avez du Ku Klux Klan dans le sang, les Noirs peuvent le sentir, même encore aujourd’hui. Tout comme les Juifs peuvent sentir le sang nazi et les Serbes le sang croate».

Des propos ambigus qui avaient eu le don d’énerver Vlatko Marić, le secrétaire général de la CRICCF. Ce dernier avait considéré que la déclaration du septuagénaire était synonyme d’incitation à la haine raciale.

Ce mardi, la juge parisienne en charge du dossier a donc décidé de ne pas poursuivre le chanteur. En effet, Bob Dylan avait donné son accord pour la publication de l’interview dans la version américaine du magazine, mais pas dans l’édition française. Pour le musicien, il ne s’agit donc pas d’une complicité de délit de presse. Selon Le Point, qui a obtenu les informations d’une source proche du dossier, la juge a estimé que pour reconnaître la complicité, la jurisprudence exige que soit rapportée la preuve de l’accord de la personne interviewée, non seulement sur la publicité des propos, mais également sur les modalités de publication. Bob Dylan sort ainsi blanchi de cette affaire. En revanche, la justice a ordonné le renvoi en correctionnelle pour «injures publiques» et «provocation à la haine» du directeur de publication de l’édition française de Rolling Stone.


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